RESISTANCE
Source: Collection Résistance et Mémoire
Pierre COMBY (1897-1991) alias "BOILEAU"
Ancien militant des
Croix de Feu
du colonel
François de la Rocque
.
Pierre Comby
est un patriote intransigeant. En 1939, en
dépit de son âge et de ses charges de famille (six enfants), il s'engage
volontairement, comme il l'avait déjà fait lors de la Première Guerre mondiale.
Officier de Marine, il participe à l'évacuation de Dunkerque
à bord du
contre-torpilleur La Bourrasque. Celui-ci ayant été
coulé, il doit nager, blessé, pendant des heures avant d'être recueilli.
Rentré à Caen, il refuse la défaite et prête, dès 1940, son concours à certains membres du réseau Hector. Au début de l'année 1943, il intègre, officiellement cette fois, les rangs de CDLR, dont il sera un des membres les plus actifs, sous le pseudonyme de "Boileau". Peu après, à la suite de la fusion opérée avec l'OCM, il devient chef d'état-major adjoint de la nouvelle organisation.
Mettant à profit son activité de négociant en combustibles, il obtient de la Feldkommandantur (
Note de MLQ: l'équivalent allemand de la Préfecture, pour le Calvados la Feldkommandantur 723, siège à l'hôtel Malherbe, place Foch) l'autorisation d'exploiter, pour le compte de la Société des Tourbières de Normandie, des gisements situés dans le Bessin, en zone côtière interdite. Il en profitera pour relever les plans des défenses du Mur de l'Atlantique. Parallèlement, il ouvre, place Saint Sauveur à Caen, un pseudo bureau d'études, qui dissimule, en fait le lieu de rendez-vous et la boîte aux lettres du mouvement.Prévenu en novembre 1943 de la surveillance exercée par la
Gestapo
sur cette officine. Pierre Comby
décide de s'éloigner quelque temps. Son adjoint,
Emmanuel Robineau
,
est moins prudent. Son arrestation entraîne en décembre une vaste rafle contre
l'OCM-CDLR du Calvados. Dans ces conditions, Pierre Comby décide de partir pour
la Haute-Savoie où il entrera en contact avec les maquis locaux, avant de
regagner Caen quelques jours
après le Débarquement.
Fervent gaulliste, il sera après la guerre l'un des principaux militants du Rassemblement du peuple français (RPF) dans le Calvados.
Sources:
Archives de Jean Quellien