Les ponts à Caen

Plan de cet article:

I- La situation au 6 juin 1944

II- La situation à partir du 6 juin 1944

III- La remise en état, installation de ponts Bailey, à partir du 19 juillet 1944

IV- Questions sans réponse

V- Après août 1944.

Bibliographie et remerciements

 

I- La situation au 6 juin 1944

Voici ce que disent André Gosset et Paul Lecomte dans  à la page 38 : Libération de la Rive Gauche, Chapitre II, sous titre : La destruction des ponts.

" Sur les 6 ponts qui franchissaient l'Orne, à savoir.

 - les 2 ponts jumelés du chemin de fer qui relie la place d'Armes et les abattoirs,

- celui de la Gare ou des abattoirs,

- celui de Vaucelles,

- la passerelle à l'entrée du Grand-Cours,

- et le viaduc de la ligne Paris-Cherbourg à l'autre bout de la Prairie près de l'école de natation Maës"

Voyons en détail ces ponts de l'aval à l'amont:

- les 2 ponts jumelés du chemin de fer qui relient la place d'Armes et les abattoirs.

Le double pont (ferroviaire et routier) de La Mutualité ou le pont du Tortillard codé C4 qui relie la place de La Mutualité et le quai Hamelin (la gare SNCF). Le pont ferroviaire pour la desserte du port. Vue de la rive droite dans le fond la caserne Hamelin.

Sur cette photo aérienne de la RAF prise le 6 juin 1944, à droite le double pont codé C4 est bien visible

- celui de la Gare ou des Abattoirs,

Le pont de la rue de la  Gare ou des Abattoirs codé C3 qui relie la rue de la Marine et la rue de la Gare. Vues de la rive droite: photo de gauche, vue vers l'Est, en arrière plan le pont de la Mutualité, photo de droite vue vers l'Ouest en arrière plan le pont de Vaucelles.

- celui de Vaucelles

Vue de la rive droite, le pont de Vaucelles ou pont de pierres codé C2 qui relie la place du 36è R.I. et la rue de Vaucelles. Photo de gauche la caserne Hamelin, photo de droite au centre la rue Saint Jean avec la tour de l'église Saint Jean.

- la passerelle à l'entrée du Grand-Cours,

 

Photo prise par un soldat allemand pendant l'occupation. La passerelle de l'Arquette ou Nouvelle passerelle  codée C1 qui relie le cours Sadi Carnot et la rue du Puits de Jacob, à gauche la caserne Hamelin en arrière-plan le pont de Vaucelles.

 - et le viaduc de la ligne Paris-Cherbourg à l'autre bout de la Prairie près de l'école de natation Maës.

AGRANDISSEMENT

Autre nom de ce pont: le Pont du Lido.

La localisation à partir d'une photo aérienne de la RAF "Collection Jean-Pierre Benhamou avec son aimable autorisation"

 

Photo aérienne de Caen, mars 1944, de haut en bas:

"g" le pont de la Mutualité (pont du Tortillard ou ponts jumelés)

"f" le pont de la Gare (des Abattoirs)

"e" le pont de Vaucelles (pont de pierres)

en dessous de "c" qui est la caserne Hamelin la Nouvelle Passerelle

"y" le viaduc ferroviaire

AGRANDISSEMENT

On peut observer sur cette photo d'autres points de passage:

"o" le pont de Calix pont tournant sur le canal de Caen à la mer à Hérouville

"k" le barrage sur l'Orne une passerelle (de la largeur d'un homme utilisée par les pontonniers pour vérifier l'état des vannes) qui relie les cours Montalivet et Cafarelli.

"p" le pont ferroviaire de raccordement portuaire sur l'Orne à Mondeville

 

 

 

 

 

 

 

NB Hors sujet, mais à noter les localisations suivantes:

 

II- La situation à partir du 6 juin 1944

Les quatre ponts en ville sont codés par les Alliés pour être détruits par bombardements aériens

 

 

"C1" la Nouvelle passerelle

"C2" le pont de Vaucelles ou pont de pierres

"C3" le pont de La Gare ou des Abattoirs

"C4" le pont double (ferroviaire et routier) de La Mutualité ou le pont du Tortillard

 

 

 

Les bombardements commencent dès le 6 juin de 07h20 à 07h30 par 36 Forteresses volantes.

 Dans la nuit du 6 au 7 juin, les quais de l'Orne s'affaissent dans la rivière. Le pont de Vaucelles est à peu près complètement coupé, il est impraticable pour les transports.

Source dans ce livre . Le pont de pierres de Vaucelles  vu de la rive gauche, à droite la rue de Vaucelles.

Photo collection Péan. Le pont de pierres de Vaucelles vu de la rive droite, voir le bâtiment à gauche.

Quatre photos du pont de Vaucelles de plus en plus en ruines au fur et à mesure des bombardements:

     

                                                            AGRANDISSEMENT                   AGRANDISSEMENT               AGRANDISSEMENT                     AGRANDISSEMENT                       AGRANDISSEMENT

Le pont métallique de la Gare résiste mieux, mais ne peut davantage être utilisé par les voitures, les piles de maçonneries étant disloquées et le tablier percé de nombreux trous.(C'est sous ce pont que passe la tuyauterie qui alimente en eau la rive gauche de Caen)

Pont de la rue de la Gare après les premiers bombardements dans le fond l'Abbaye aux Dames, l'église de la Trinité

Dans la nuit de 12 au 13 juin, "C4", le pont de la Mutualité, est atteint, mais la circulation continue.

Citation de ce livre pages 39 à 41:

"Les Allemands ne cherchèrent pas à réparer les ponts de la Gare et de Vaucelles, inaccessibles. Ils se bornèrent à dégager les accès du pont du « tortillard » et de la passerelle qui avaient l'un et l'autre l'avantage d'être plus ou moins camouflés naturellement par les arbres.

Dès les 17 et 18 juin, quand les accès au pont du « tortillard » furent dégagés, ils établirent un plancher sur les rails de celui-ci pour faciliter le passage des voitures, et il en passa, dès cet instant, quelques-unes en effet.

Il nous paraît intéressant, à ce propos, de rapporter ici une action de la Résistance et plus particulièrement de M. Augé, chef de gare principal, qui aurait pu avoir un résultat historique si les Alliés étaient entrés à Caen immédiatement. Le 7 juin, M. Augé, qui savait le pont du « tortillard » miné et qui attendait, comme tous les Caennais, l'arrivée des Alliés, prit l'initiative, à la faveur d'un bombardement, de saboter le dispositif de destruction établi par les Allemands. Sitôt les dernières bombes tombées, alors que les sentinelles étaient encore terrées dans un quelconque blockhaus du voisinage, il descendit en compagnie du jeune René Taillat, âgé de 16 ans, et cisailla les fils qui reliaient entre elles les cartouches d'explosifs. En outre, il jeta dans l'Orne, avec l'aide du jeune homme, les armes et les munitions du poste voisin. Si les Alliés étaient arrivés à cet instant sur la rive gauche, ils auraient pu passer, sans coup férir, à Vaucelles.

Mais c'est surtout la passerelle qui fut utilisée par les Allemands. Elle n'avait pas été atteinte par l'avalanche de bombes qui avait anéanti la caserne Hamelin, les quais voisins, les maisons de la rue Albert-Le-Duc et défoncé le cours Sadi-Carnot, la partie voisine de la Prairie et même le Grand Cours. Seuls, des éclats avaient détérioré le garde-fou, mais son élégante silhouette arquée continuait de se détacher toute blanche des masses sombres de la verdure et de se refléter dans l'eau de la rivière semée de nénuphars.

Quels services les Allemands ne lui demandèrent-ils pas, à notre passerelle ? Et dire qu'en des temps meilleurs nous n'avions même pas le droit de la franchir à bicyclette sans encourir les foudres de la loi.

Le souvenir de cette interdiction mettait quelque gaîté dans le cœur des Vaucellais qui constataient le trafic qu'elle supportait continuellement.

Faisant flèche de tout bois, les Allemands avaient, dès le 8 juin, aménagé les entrées de la passerelle pour en faciliter l'accès aux automobiles. Et comme son éclatante blancheur, au soleil de juin, désignait avec trop d'indiscrétion sa présence aux aviateurs alliés, ils avaient entrepris de la camoufler habilement avec des branchages et de la transformer en un étroit couloir de verdures.

A chacune de ses extrémités un factionnaire, muni d'un disque de signalisation et d'un sifflet, réglait les passages. Il fallait tout de même prendre quelques précautions, n'aurait-ce été que pour éviter aux véhicules de tomber pile l'un sur l'autre au milieu du pont.

Il n'en demeure pas moins vrai que la passerelle « accepta «  non seulement automobiles et chenillettes mais aussi camions de deux tonnes, sauf ceux d'un certain type... trop larges.

Ses constructeurs avaient largement calculé sa résistance ! Mais on n'en sut jamais la limite, car, si un de nos amis facétieux y envoya un char de... 20 tonnes égaré rue de l'Arquette, et qui sollicitait son chemin, une sentinelle empêcha l'engin de s'y aventurer. On le regrettera toujours encore qu'il est infiniment vraisemblable que sous le poids du mastodonte notre pauvre passerelle eût cédé. 

Mais la passerelle ne rendit pas service qu'aux Allemands. Elle permit, pendant tout le mois de juin et les premiers jours de juillet, aux civils, de passer de l'une à l'autre rive, à pied... et en voiture... Camions de ravitaillement amenant des vivres à Caen, voitures sanitaires, l'empruntèrent bien souvent, ainsi que les Caennais qui gagnaient la campagne et les Vaucellais qui venaient aux nouvelles.

Chaque fois qu'une escadrille de bombardiers apparaissait, les Vaucellais qui se trouvaient sur la rive gauche songeaient immédiatement et avec inquiétude à « leur » passerelle : « Ça y est, cette fois, elle va sauter... » disaient-ils.

Elle devait bien sauter un jour, en effet, et sa disparition, précédant la destruction du pont du « tortillard » et du viaduc de la ligne Paris-Cherbourg, et celle encore du pont de Calix, annoncer le second moment de la bataille : l'entrée des Alliés a Caen.

Dans les premiers jours de juillet, l'aviation alliée redouble d'activité aux alentours. Les derniers ponts sont visés. Le secteur de la passerelle devient véritablement dangereux. Des salves de fusants et de percutants y éclatent à tout bout de champ.

Le mercredi 5 juillet, vers 9 h. 30 du matin, sept ou huit bombardiers la prennent pour objectif. Un grand nombre de  bombes explosent, mais quand les fumées se sont dissipées, on constate que la passerelle tient toujours environnée d'énormes entonnoirs, un, entre autres, à l'entrée de la rue du Puits-de-Jacob, où un arbre magnifique a été déraciné.

Les aviateurs alliés doivent « pester » contre ce petit pont de rien du tout qui apparaît dans leur viseur comme une ligne bien ténue."

Le 5 juillet sur le tablier du pont du Tortillard, les Allemands disposent un épais plancher de bois pour faciliter la circulation des renforts qui montent vers Lébisey et Cambes.

"Photo collection Heintz, Caen à 9 000 mètres le 6 juillet 1944" après un mois de bombardements aériens, de nombreux impacts de bombes dans la Prairie, en bas à gauche les bords de l'Orne ( les ruines de la caserne Hamelin et du garage Citroën); de gauche à droite: le pont de Vaucelles en ruines, la Nouvelle Passerelle (elle a été détruite ce jour la), le viaduc ferroviaire après la boucle de l'Orne il est intact !

Le 6 juillet 09H30 descendant le cours de l’Orne, à 400 m d’altitude, 40 Mitchell et Boston   surviennent trappes ouvertes, au dessus du fragile ouvrage d’art, qui enjambe la rivière. En quatre vagues, 80 tonnes de bombes explosent autour de la cible dans l’eau et finalement sur la passerelle qui « rend l’âme ». LOCALISATION 49°10'32.26"N 0°21'28.62"W

 

A droite photo aérienne fin juillet, au bout du Grand Cours la Passerelle écroulée dans l'Orne, au centre un pont flottant, dans le fond le pont de Vaucelles en ruines dans la rivière, le Monty's bridge qui le remplacera sera inauguré le 13 août.

La circulation des civils, uniquement autorisée par la Passerelle, étaient très réglementée par les Allemands voir même interdite aux ambulances lire les témoignages du PS N°3 à Sainte Thérèse et des ambulancières.

"Photo PAC, le 12 août" en arrière plan la passerelle dans la rivière Orne, le photographe est rive droite devant les ruines de la caserne Hamelin.

"Photo collections du Mémorial de Caen" présentée page 103 de ce livre. La passerelle dans l'Orne en arrière plan la propriété Legallais-Bouchard N°1 rue du Puits de Jacob.

Les ponts restants sont sabotés par les Allemands en retraite le 9 juillet au matin: le pont de la Mutualité (à 9h00 selon certains, information peu fiable) et le viaduc ferroviaire( à midi selon certains).

Les deux tabliers du pont de la Mutualité dans l'Orne juste en amont le Bailey Churchill, en arrière plan à gauche le garage Citroën et à droite l'église Saint Jean.

"Photo Collection S. Varin". Plan large: les deux tabliers du pont de la Mutualité dans l'Orne, en amont le Bailey Winston, le Bailey Churchill n'est pas encore installé, en arrière plan à gauche le garage Citroën.

Le viaduc ferroviaire saboté par les Allemands.

 

III- La remise en état, installation de ponts Bailey, à partir du 19 juillet 1944

Pour montrer le choc ressenti par les Caennais devant ces réalisations, citons Joseph Poirier 3ème adjoint au maire, directeur urbain de la Défense Passive   dans son livre écrit fin 1945:

" Déjà le génie anglais amène les ponts. En ma candeur naïve, je m'étais demandé bien des fois quels travaux gigantesques il faudrait entreprendre pour reconstruire les cinq ponts détruits..., combien de temps faudrait-il pour être relié à Vaucelles ?... Que ce fut simple. En une seule après-midi, 12 ponts (Note de MLQ: M. Poirier exagère !) étaient posés et la circulation rétablie. Bien mieux, chaque pont était baptisé. Le meilleur était « Winston Churchill ». En quelques heures et par milliers les camions, les auto blindées, les chars, les gros tanks passaient l'Orne. Le problème était résolu."

"Photo IWM" Manipulation de panneaux élémentaires (bays) de pont Bailey, à gauche et au centre un panneau (un bay) pèse 285 kg et mesure 305 cm par 152 cm, 6 hommes pour le manipuler.     

                      

"Photo Life Magazine" poussage d'un Bailey, voir ici scène filmée en 03:37:96 des vues du London Bridge  à Bénouville sur le canal de Caen à la mer.

Reportage cinématographique d'une installation d'un pont Bailey à Saint-Loup-Hors (Calvados) VOIR

Reportage cinématographique le London bridge en exploitation au début de ce film.

Un autre film.

Remarque liminaire:

J’étudie ce sujet depuis plusieurs années. J’ai commencé par ce livre qui sera cité dans cet article sous cette forme. J’ai eu et je continue à avoir beaucoup de difficultés à comprendre : la position des ponts, leurs noms, les unités concernées, les dates, etc…

J’ai choisi de me tenir aux preuves qui peuvent être des photos ou des vestiges. Par exemple entre un récit et une photo qui prouve le contraire, je me fie à la photo. A chaque information recueillie et validée je modifie, je ne prétends pas avoir raison, ni tout savoir sur ce sujet.

 

Le 10 juillet

Au Jardin des plantes, les Royal Canadian Engineers (RCE) installent  leurs services de déblaiement et des ponts. Deux reconnaissances de "pontonnage" avortent tragiquement, sous les tirs directs provenant des maisons de la rue de l’Arquette et du talus de la voie ferrée au-delà. Le Major Murphy et trois  lieutenants de la 6th Field Cie du RCE (3rd Cdn ID ) sont mis hors de combat.

Le 17 juillet

Du château à la rue Saint-Gabriel, des dizaines de camions débarquent troupes et matériels. Promenade Saint-Julien, deux compagnies du Parc stationnent pare-chocs contre pare-chocs. Des tonnes de poutrelles métalliques pour ponts préfabriqués Bailey du Génie sont mal dissimulées aux regards des passants.  

Le 18 juillet

Début de Operation Atlantic

Pendant ce temps, les véhicules des sections de pontonniers rassemblés Promenade St-Julien, s'animent dans le ronflement puissant des moteurs. Les quatre longues colonnes s'étirent jusqu'à la Place St-Martin, N° 85 Bridge Coy Royal Canadian Army Service Corps (RCASC) Cie de pontonniers du "Service Corps" Canadien, 29th et 31st Fields Cies du Royal Canadian Engineers (RCE) Génie Royal Canadien .

Heureusement, la Luftwaffe est absente, 250 véhicules du génie et les transports parqués sur 500 mètres, servis par 1000 hommes, feraient une cible de choix. Bulldozers et scrapers approchent des quais sur la rive gauche de l'Orne, débarrassés à ce moment des tirs directs des Allemands chassés en limite du quartier par les Regina (RRR) .

Source. Près de l'Orne (endroit non déterminé): au centre un bulldozer, à droite deux camions et des éléments Bailey.

18 h 00.

Les pionniers de la 6th Field Cie, RCE (3rd Cdn ID ) font des miracles et les Bren Carrier passent au pas le pont de Vaucelles sur un plancher de bois et de grillages. La D Coy, qui avait dû abandonner ses barques d'assaut à la passerelle sous les explosions de mortiers allemands, passe à son tour à Vaucelles. Ils sont soutenus par l'escadron des Humber du  7th Reconnaissance Rgt (17th Duke of York’s Royal Canadian Hussars) .

 

Les ruines du pont de Vaucelles avec les rails du tramway, à gauche côté rive droite, à droite côté rive gauche.

22 h 00.

Les premiers éléments du pont Bailey Classe 9, quai des Casernes, sont mis en place juste en aval du pont de Vaucelles dans un tumulte de bruits de moteurs, d'ordres et d'exclamations des hommes au labeur, dans le tintement métallique des poutrelles d'acier qui s'entre­choquent.

Le quai des Casernes est en amont du pont de Vaucelles, en aval c'est le quai de Juillet, de plus il est encombré de ruines, voir ci-dessous:

Plan de Caen vers 1941, le Quai des Casernes et le Quai de Juillet de part et d'autre du pont de Vaucelles.

Le Quai des Casernes vue de la rive droite en amont, les ruines de la caserne Hamelin encombrent le quai en partie écroulé dans l'Orne. Avant.

La 31th Field Coy, RCE du Major Mc Callum a pour mission de lancer un double-pont Bailey classe 40 avec piliers intermédiaires plus en aval et il a déjà décidé d'utiliser les fondations du pont de la Gare pour asseoir son ouvrage d'art. Malheureusement le matériel de la 29th Field Coy crée un embouteillage sur le quai de Juillet et ses propres équipements n'arrivent qu'au ralenti. Mc Callum décide d'en reporter le montage à 05h00, demain matin, le 19.

23 h 15.

Les bombes anti-personnelles SD2 (bombes papillons), dégringolent du ciel, des containers à bombes tombent sur les piles de gravats et dans la rivière, en même temps qu'arrive l'averse des SD1, "bombinettes" de 1 kg grosses comme une pomme de terre. 19 sapeurs sont victimes de ce raid quotidien sur Caen.

Le 19 juillet

Dans le secteur des ponts, le génie royal canadien poursuit sans relâche le montage et la pose des Bailey Bridges préfabriqués. Les 24.000 obus tirés sur Vaucelles sur l'autre rive dans la nuit, permettent aux pontonniers d'achever, dès 09 h 00, trois passages, un quatrième s'ouvre au trafic à 11 h 30.

D'Ouest en Est :

- A l'extrémité occidentale du Grand Cours, la 11th Field Coy, RCE (2nd Cdn ID ) ouvre à 09 h 00 un bac Bailey de classe 40 ou radeau-porte-chars, face à "la Cavée" qui rejoint en haut, la route d'Harcourt. Les Sherman du Sherbrooke ont commencé de passer et ceux de la compagnie d'état-major de la Brigade blindée canadienne  attendent à l'abri des tribunes, de l'autre côté de l'hippodrome.

 

Pour localiser les lieux: à gauche: le photographe est dans la tribune de l'hippodrome, la rivière Orne est derrière la rangée d'arbres en arrière plan; à droite les tribunes. De nos jours.

 La fréquence de cette navette est de 4 mn 30 par char, cent Sherman seront transbordés ici en vingt heures.

Selon le war diary (WD) de la 11th Field Coy RCE, après une reconnaissance de la rivière le 18 à 21H00, les Lts Galway et Hanson décident de la localisation du rafting au 035676. La construction du class 40 raft commence à 23H00 par les 1st et 2nd platoons, à 06H00 le 19 il est prêt mais les Sherman ne sont pas là, le rafting commence à 09H00.

Extraits du war diary de la 11th Field Coy, RCE

Localisation du rafting sur la carte Geographical Section Genaral Staff (GSGS) du War Office7/F 1 au 1:50.000

Bailey raft. AGRANDISSEMENT

Notre localisation, montage de deux photos aériennes, vu l'état des ponts en aval la date est comprise entre le 21 juillet et le 4 août. Photo gauche avec le raft rive gauche, photo de droite le raft avec un char dessus est rive droite, côté débarquement. Localisation: flèche jaune devant le repère 1.

LOCALISATION: 49°10'29.06"N 0°21'38.87"W

Montage, de deux photos aériennes, en haut le 6 juillet 1944 en bas de nos jours. La zone a été bombardée plusieurs fois pour atteindre la passerelle que l'on distingue à gauche à l'entrée du Grand Cours. L'intersection entre la rue de l'Arquette et la rue Montaigu facilite le repérage.

Cette localisation nous a posé problème longtemps, car nous pensions que cette partie urbanisée ne pouvait être la zone du rafting, de plus l'indication "A l'extrémité occidentale du Grand Cours... face à "la Cavée" qui rejoint en haut, la route d'Harcourt" nous semblait plus plausible et la zone plus pratique, mais les photos ne sont pas contestables, le débarquement ce faisait donc dans des jardins et le passage vers la rue de l'Arquette possible, les Sherman tournaient à droite dans la rue de l'Arquette, traversaient la voie ferrée Paris-Cherbourg et montaient par le chemin des Coteaux vers la route d'Harcourt (dénivelé de 22 m par rapport à la berge droite de la rivière) direction Fleury sur Orne.

MAJ de décembre 2015, après la découverte de deux photos: le repérage confirme celui trouvé grâce aux photos aériennes. Le passage était en face de la maison du 29 rue de l'Arquette.

 

Source à gauche. Source à droite Un Sherman de la 2nd Cdn Armoured Brigade traverse l'Orne sur un raft. Sur la rive droite un Half Track M5 caisse fermée muni d'un treuil assure la manoeuvre du radeau.

- A 30 mètres en aval, la 7th Field Coy, RCE (2nd Cdn ID ) achève au petit matin l'installation d'un Bailey class 9 à voie unique.

Ce pont est en fait en amont, un pont flottant sur des barques visibles sur les photos ci-dessous (FOLDING BOAT EQUIPMENT = pont de bateau pliable ou FBE)

En bas à droite de cette photo aérienne le pont flottant, on distingue un camion traversant l'Orne, date entre le 22 juillet et le 4 août. Repérage.

LOCALISATION 49°10'26.26"N 0°21'38.58"W

Nous avons trouvé plusieurs photos de ce pont prises des deux rives, il donne sur la venelle de l'Orne qui débouche rue de l'Arquette.

     

Photo de gauche le photographe est rive droite, le camion est sur le Grand Cours; photos du centre (source) et de droite le photographe est rive gauche en face de la venelle de l'Orne, une Jeep sanitaire revient du front, le 26 juillet, (le panneau de droite est malheureusement illisible).

 

Traversée de l'Orne vers la vanelle del'Orne: un Universal Carrier tractant un canon Ordnance QF 6-pounder 7 cwt et  sur l'autre photo une Jeep

Photos prises en janvier 2013, voir ci-dessous:

De gauche à droite et de bas en haut: rive gauche les vestiges d'une dalle bétonnée à l'endroit où les véhicules sur le Grand Cours tournaient pour prendre le pont, la Prairie vue de la venelle rive droite, la venelle vue du Grand Cours, l'entrée de la venelle vue de la rive droite. AGRANDISSEMENT.

- Dans l'axe des rues St-Jean et de Vaucelles, à côté des piles du pont du même nom, la 29th Field Cie du RCE achève la pose de son double-pont Bailey de classe 9, à 09 h 00.

Non, à cet endroit sera inauguré le 13 août le Monty's bridge, une photo aérienne prise le 31 juillet indique clairement qu'à cette date il n'y a aucun pont si ce n'est les ruines du pont de Vaucelles, voir ci-dessous:

 Photo aérienne de Caen prise le 31 juillet 44  Photo PA 137360. Avec l'aimable autorisation de Philippe Bauduin. En haut le canal de Caen à la mer, en dessous l’Orne à droite vers la mer, à gauche vers le Bassin Saint-Pierre. A droite de l’Orne, en haut à droite, la gare de marchandise. A droite de l'Orne la rive droite de Caen, quartier de Vaucelles libéré le 19 juillet. En premier plan, en bas, les arbres le long de la Prairie et le cours Sadi Carnot, la passerelle détruite le 6 juillet au matin est cachée par les arbres en bas à droite Au centre, en blanc, le pont de pierres de Vaucelles détruit dans la nuit du 6 au 7 juin, avec les rails du tramway qui pendent au dessus de la rivière. Des FFI franchissent l’Orne accrochés à ces rails, plusieurs fois, entre le 8 et le 19 juillet. En aval les  ponts Bailey construits par le Génie canadien pour et après Operation Atlantic.

29th Field Cie du RCE a comme code number 35, voir ce code de part et d'autre du pont sur la photo ci-dessous et en dessous le tactical sign du 2nd Cdn Corps , également à gauche un panneau 9, pour class 9 soit sensiblement 9 t.

 

Source: ? Un Truck, 115-cwt, GS 4x4 Ford avec un bridge sign de 5. Remarquer à droite du pont le clocher

 

A comparer avec cette photo du Reynolds Bridge:

 

 AGRANDISSEMENT

En arrière plan à droite l'église de la Trinité de l'Abbaye aux Dames.

 

Ces deux photos sont prises rive droite de l'Orne, vu le clocher de la Trinité en arrière-plan, il ne peut s'agir que du pont non identifié entre le Reynolds et le Churchill.

Ce pont présente une certaine flèche sur la photo, ce qui normal pour un pont Bailey Double Simple classe 9 (sa portée limite est de 45 métres).

Ce pont du 9th Field Cie du RCE relie la place d'Armes et le quai Amiral Hamelin, voir ci-dessous:

 

Zoom de la photo. VOIR SANS NOTES

 

Ce pont est également visible sur cette photo (fin décembre 44 il était démonté)

Remarquer sur le bord du quai Amiral Hamelin, les arbres ébranchés par les bombardements en aval du Churchill bridge en haut de la photo et en amont de ce pont, arbres visibles sur les deux photos aériennes. Le Nord est en bas à droite. De nos jours.

- Deux cent mètres en aval, la 31st Field Coy, RCE , utilise en éléments intermédiaires les moignons des piliers du pont de la Mutualité (Note de MLQ: de la Gare), et termine à 11 h 30, la pose du double Bailey Bridge class 40 à passerelles piétonnières, en face de la rue de la Marine.

Deux photos extraites de ce film  du 19 juillet, le pont Bailey entre la rue de la Gare et la rue de la Marine.

Source. Le pont Bailey Winston bridge vu de la rive gauche, le photographe est en aval et regarde l'amont, on distingue la tuyauterie qui alimentait en eau la rive gauche de Caen; au premier plan les deux ponts de la Mutualité sabotés par les Allemands le 9 juillet

   

             Le pont Winston. Source. A gauche, le 24 juillet.  AGRANDISSEMENT.

Après le Winston Bridge est un Bailey double, la preuve ci-dessous:

    

AGRANDISSEMENT                        "Photos IWM"                                                     AGRANDISSEMENT

Photo de gauche le photographe est rive droite. Source ce livre page 31. Début août, un char Sherman Crab du Westminster Dragoons de la 79th Armoured Division vient de traverser l'Orne sur le Winston Bridge

Photo de droite, le photographe est rive gauche pour prendre la rive droite, le convoi d'artillerie anti-aérienne lourde s'écoule vers la rue de la Gare, le Winston Bridge est à l'extrême droite. Le Bailey a été renforcé après sa construction.

Captures d'écran d'un film, le Winston bridge après renforcement. Photo centrale, le cameraman est dans les étages de la maison à droite de cette photo le Winston bridge encadré rouge.  Film tourné début août, la 1ère Division blindée polonaise débarque le 1 août à Arromanches se regroupe au sud de Bayeux, est rattachée au II Cdn Corps le 7 août et participe à Operation Totalize à partir du 8.

Source. Le Bailey Winston bridge après son renforcement, le photographe est en amont quai Hamelin.

LOCALISATION 49°10'40.66"N 0°21'11.00"W

A gauche, le pont de la Gare après des bombardements, à droite le pont Bailey repose côté quai de Juillet sur l'ancien tablier métallique.              

- Au Nouveau Bassin, un Bailey class 9 remplace la passerelle de Calix que les Allemands ont fait sauter le 9.

 

               LOCALISATION 49°11'07.62"N 0°19'55.46"W                                                     

Localisation du pont de Calix en bout du Nouveau bassin sur le canal de Caen à la mer à Hérouville. L'ancien pont de Calix. Pas de photo du Bailey.

 

Le 20 juillet

Le Génie Royal Canadien poursuit la pose de ponts sur l'Orne à Caen entre la rive gauche et Vaucelles, pour permettre un débit suffisant à l'acheminement depuis les plages, des matériels et ravitaillement du II Canadian Corps qui s'engage au sud de Caen, dans la plaine.

A 19 h 00, le Lt Galway de la 11th Field Coy, RCE (2nd Cdn ID ) commence la construction d'un Bailey 140 foot Double Double class 30 bridge à proximité du passage du raft class 40 devant un club de canoé au pied de la Cavée. Nous y reviendrons.

Le War diary de la 11th Field Coy, RCE pour le 20 juillet 1944.

Quelques explications:

- Brig. Geoffrey Walsh est le Chief Engineer du 2nd Cdn Corps

- Lt-Col Norman Jansen Winder Smith est le Commander Royal Engineers de la 2nd Canadian Division

- Major Barrett est le commandant la 11th Field Coy, RCE

La 5th compgnie du RCE (code 1207) lance un triple pont Bailey de classe 40 à double-voies, en aval de l'ex-pont de la Mutualité (31st Field Coy)

 Le pont de la Mutualité a été saboté par les Allemands en retraite le 9 juillet au matin (plus certainement l'après-midi). De notre repérage, voir ci-dessous,  le Bailey mis en service ce jour est en amont du pont de la Mutualité, ce sera le Churchill bridge. LOCALISATION 49°10'41.99"N 0°21'07.41"W

Source. Photo prise rive droite (Quai Amiral Hamelin) des sappers de la 5th Field Coy installent le Churchill bridge.

                                                                                                                                                    AGRANDISSEMENT

A gauche montage du pont avec son nez de lancement; voir ici repérage et agrandissement document Philippe Bauduin avec son aimable autorisation et ici. A droite le pont en construction en arrière plan les Abattoirs rive droite.

En arrière plan l'église Saint Jean à l'Ouest.

Le 21 juillet

Le War diary de la 11th Field Coy, RCE pour le 21 juillet 1944.

Le nez du pont Bailey tombe dans la rivière et la fabrication du pont doit être relancée.

Le 22 juillet

Sur le Grand Cours, la 11th Field Coy, RCE (2nd Cdn ID ) s'évertue, sous des trombes d'eau, à lancer un double double Bailey de classe 30, 45 mètres de long, en remplacement du ferry à blindés (mis en service le 19 à 09h00). La pluie gêne considérablement le travail, les berges de l'Orne s'affaissent à deux reprises, puis le trafic s'engage à 11H30 sur le pont tandis que les sapeurs consolident les soubassements.

Que dit le War diary à cette date ? confirmation des difficultés avec les assises du pont.

Le War diary de la 11th Field Coy, RCE pour le 22 juillet 1944.

Reste à déterminer la position de ce pont le long du Grand Cours car nous avons des informations contradictoires, en effet, il est indiqué dans le WD du 20 une localisation géographique 033674 légérement en amont du rafting voir ci-deesous.

et "juste à l'opposé d'un club de canoé".

Nous savons par la photo du rafting et du pont flottant du 7th Field Coy, RCE qu'il n'y a pas de pont Bailey à cet endroit, voir ci-dessous:

Quant au club de canoé les arbres ne permettent pas l'observation de la rive droite de la rivière, les clubs nautiques étaient plus en amont au niveau du passage à niveau entre la rue de l'Arquette et le chemin des Coteaux, voir ci-dessous:

 

Le passeur avec une barque le long d'un câble tendu entre les deux berges de la rvière

Sur cette carte postale la villa en haut permet une parfaite localisation du club nautique Gehanne quasiment au niveau de la passerelle actuelle.

Autre point: Source page 63 de "sur la rive droite, ils (les Alliés) élargissent considérablement le chemin de Fleury reliant la route d'Harcourt au passage à niveau de la rue de l'Arquette. A cet endroit ils jettent deux ponts sur l'Orne. La route de Bayeux se trouve ainsi reliée directement à la route d'Harcourt."

Montage: à gauche photo aérienne août 1946 et à droite plan de Caen:  le passage à niveau de la rue de l'Arquette et le chemin de Fleury qui monte à la route d'Harcourt

Dernier point, une série de photos faites en janvier 2013 nous apporte de nouvelles informations intéressantes, en effet sur la rive gauche reste des vestiges en maçonnerie de piles de pont à deux endroits distants d'environ 30 m juste en aval de la passerelle actuelle. Voyons les plus en aval qui pour nous concernent le Barrett bridge. LOCALISATION: 49°10'18.81"N 0°21'49.14" W.

Les vestiges des piles de pont rive gauche de l'Orne. AGRANDISSEMENT.

Nous n'avons pas de photos de cette portion de la rivière pour 1944, la plus proche est une photo IGN du 27 août 1946, voir ci-dessous:

Source: Archives municipales de Caen. Photo aérienne IGN du 27 août 1946, deux ponts.

Le 2 est le Barrett bridge, les explications comlémentaires sont plus loin dans le texte !

Visite de la tête de pont rive droite de l'Orne. Cette visite a eu lieu en fin d'après-midi, car dans ce livre (page 233) Montgomery arrive au château de Cairon à 16H00 puis Churchill, ils quittent le château pour Caen après un entretien d'environ une heure et demie puis une conférence et une courte allocution saluée par des "Hourra!". Il avait fait la traversée le 21 sur l'HMS Entreprise (D52), il retourne en Angleterre le 23.

Visite  filmée voir le film à partir de 5:27:35.

Les photos ci-dessous prises le 22 juillet, rive gauche quai de Juillet près de la place de la Mutualité, "Collection Philippe Bauduin".


Winston Churchill, Prime Minister of United Kingdom
Le Lieut-Gen. Miles Christopher Dempsey , commandant de la 2nd Army
Le General Law Bernard Montgomery , commandant du 21st Army Group
En l'honneur du Premier Ministre, Mongomery demande que soit baptisé "Winston" le premier pont et "Churchill" le second, soit:
- Le Bailey-Bridge class 40 à passerelles piétonnières, en face de la rue de la Marine, érigé le 19 juillet par la 31st Field Coy Royal Canadian Engineers
du Major Mc Callum sur les moignons des piliers du pont de la rue de la Gare est baptisé Winston Bridge.
- Le Bailey-Bridge érigé le 20 juillet (juste en amont du pont de la Mutualité saboté par les Allemands le 9 juillet) par le 5th Field Coy RCE est baptisé Churchill Bridge. 

                                                                                                                          A gauche: localisation sur un plan: le garage Citroën, le pont Bailey Churchill traversé en voiture et le quai de Juillet siège des Docks Fouquet. A droite: Dempsey porte le patch de la 2nd Army.

 

Source photo de gauche.

Captures d'écran du film colorisé 6 juin, à la lumière de l'aube

NB J'ai eu le plaisir de recevoir un courrier de la famille du sapper Alfons Meersman 11th Field Coy, RCE qui l'a reconnu sur cette photo. Alfons Meersman est déclaré disparu le 23 juillet dans le War diary de sa compagnie, son corps est retrouvé le 27 juillet près du Churchill bridge, il est inhumé provisoirement au sud de la voie ferrée rive gauche juste après le viaduc ferroviaire le long de la route de Louvigny.

 Il repose aujourd'hui au cimetière de Bretteville sur Laize.

AGRANDISSEMENT   

Avec les pontonniers (les sappers du RCE) et des civils, quai de Juillet à l'emplacement des Docks Fouquet, dans le fond l'église de la Trinité de l'Abbaye aux Dames. Le photographe se tient dans l'axe du quai Vendeuvre d'où arrive le convoi. Il est donc placé au bout du quai Juillet (là où étaient situés les docks Fouquet (38 sur le plan joint). Le convoi bifurque sur la droite (à gauche sur la photo) par la rue Neuve du Port ou par la place d'Armes (37 sur le plan). Un assemblage de charpentes métalliques est posée dans les ruines des Docks Fouquet. Ces deux photos sont donc prises sur le chantier du Reynolds bridge.
 

  

                                          Source. AGRANDISSEMENT                                                                  Source. AGRANDISSEMENT

Sur le pont Bailey "Churchill Bridge" construit juste en amont du pont jumelé de la Mutualité, le convoi revient de la rive droite (à gauche le tablier saboté du pont de la Mutualité). La voiture porte l'Union Jack et sur l'aile gauche l'emblème du 21st Army Group . Photo de droite: Churchill et Dempsey en arrière plan les arbres du quai Hamelin et le  Churchill bridge.

Le 25 juillet

Afin d'améliorer toujours le débit sur les ponts, le Bailey de classe 9 du Bassin de l'Orne à Calix est remplacé par un triple pont Bailey de classe 40 à deux voies de 50 mètres de long. La 23rd Field Coy RCE le baptise Reynolds, du nom de son capitaine tué à Vaucelles le 23.

 

Confusion, ce pont n'est pas à Calix et n'est pas à deux voies. Nous corrigeons ainsi: la 23rd Field Coy RCE (code number 1209) inaugure un pont Bailey en aval de l'ex-pont de la Mutualité qui relie le Quai Vendeuvre au Quai Amiral Hamelin et le baptise Reynolds, du nom de son capitaine tué à Vaucelles le 23.

 

                                                                   AGRANDISSEMENT                                                                          

                                                    Localisation entre les quais Vendeuvre et Hamelin     49°10'46.57"N 0°20'57.65"W                                                       

 

                                                                                      "Photo Mémorial de Caen"                                  AGRANDISSEMENT

En arrière plan à droite l'église de la Trinité de l'Abbaye aux Dames.

 

Le 31 juillet

Le point grâce à une photo aérienne datée

 

Credit: Donald I. Grant/Canada. Dept. of National Defence/Library and Archives Canada/PA- Photo aérienne de Caen prise le 31 juillet 44  Photo PA 137360. Avec l'aimable autorisation de Philippe Bauduin. En haut le canal de Caen à la mer, en dessous l’Orne à droite vers la mer, à gauche vers le Bassin Saint-Pierre. A droite de l’Orne, en haut à droite, la gare de marchandise. A droite de l'Orne la rive droite de Caen, quartier de Vaucelles libéré le 19 juillet. En premier plan, en bas, les arbres le long de la Prairie et le cours Sadi Carnot, la passerelle détruite le 6 juillet au matin est cachée par les arbres en bas à droite Au centre, en blanc, le pont de pierres de Vaucelles détruit dans la nuit du 6 au 7 juin, avec les rails du tramway qui pendent au dessus de la rivière. Des FFI franchissent l’Orne accrochés à ces rails, plusieurs fois, entre le 8 et le 19 juillet. En aval les  ponts Bailey et les passerelles construits par le Génie canadien pour et après Operation Atlantic.

 Zoom de la photo. VOIR SANS NOTES

Le 3 août

Au pont Churchill à Caen, bulldozer et scraper canadiens achèvent de dégager une longue artère toute droite qui reprend au début le tracé de la rue de la Marine, et se prolonge maintenant jusqu'au Boulevard des Alliés. Les pierres et les gravats servent à la confection du by-pass et à combler les trous de bombes, c'est la "rue sans nom" qui deviendra l’avenue du 6 juin.

Cette expression "la rue sans nom qui deviendra l’avenue du 6 juin" sera reprise dans plusieurs documents mais elle n'est pas exacte, voir "Andy's Alley".

 

Le 4 août

Source: La Voix des Alliés Bulletin N°36 du vendredi 4 août 1944 apporté par N°12 Amplifier Unit.

Liberté de Normandie du 4 août 1944.

 Je ne sais pas de quel pont il s'agit !

Dans le prolongement du Cours Sadi-Carnot, la 20th Field Coy du  RCE , sous les ordres du Major Wray Jones de Montréal, commence la construction d'un nouveau pont Bailey. Ce sera un double ouvrage de 58 mètres de portée, triple pont Bailey "Class 70". Le montage des piliers est en cours, sur une assise de béton armé, fin des travaux avant dix jours.

Il n'y a pas eu de pont Bailey dans le prolongement du Cours Sadi-Carnot, en fait il s'agit du début de la construction du Monty's bridge à la place du pont de Vaucelles.

                                                          AGRANDISSEMENT                                    AGRANDISSEMENT                                AGRANDISSEMENT

Le photographe est rive gauche pour les deux photos de gauche, vues de la rive droite rue de Vaucelles, à gauche le pont vers le 18 juillet; à droite pose du premier tablier le nez de lancement est encore en place. Les immeubles sont les ruines de la quincaillerie Legallais-Bouchard. Pour la photo de droite elle est prise rive droite à travers les poutrelles les arbres du Grand Cours;

Le Monty's Bridge en montage avec son nez de lancement, remarquer les deux massifs en béton et les deux piles en échafaudages métalliques.  La photo de gauche fait la couverture du livre de Philippe Bauduin sur les pont Bailey, à droite les ruines du garage Citroën place du 36è RI. Photo de droite AGRANDISSEMENT

Source page 417 de un rouleau compresseur quai Hamelin devant le Monty's bridge en construction, en arrière-plan l'église Saint Jean.

 

Le 12 août


En aval de l'ancienne passerelle, la 20th Field Company du Royal Canadian Engineers ouvre son pont Bailey de Classe 70 à la circulation qui, par le by-pass, réunit Vaucelles à Venoix et la Maladrerie. Prévu sur dix jours, le travail est achevé en une semaine et le Major Jones baptise "son" pont "Monty's Bridge", pour ne pas faire de jaloux... !

Comme nous l'avons dit ci-dessus il s'agit du pont Bailey à la place du pont de Vaucelles. LOCALISATION 49°10'37.95"N 0°21'16.63"W

AGRANDISSEMENT                                                                          AGRANDISSEMENT

A gauche en faisant une recherche avec "Monty's bridge" sur le site des Archives du Canada je pense avoir trouvé la légende de cette photo PA-130184 prise le 13 août. Visite du Maj. Gen. C.J. King RCE pour l’inauguration du Monty’s Bridge. Le groupe inclus: Maj. Gen. King, British Army Engineer in Chief; Brig. MacLean, Col. Birmingham; Col. D.K. Black; Lt. Col. Fraser; Maj. A.J. Jones. Sur la pancarte deux codes 1210 et 1208. Soit: 10th Field Park Coy, RCE et 20th Field Coy, RCE .

Capture d'écran d'un film, piètons sur une passerelle latérale au Monty's bridge vers la rue de Vaucelles.

Ce by-pass de 5,6 km de long sur 7,3 m de large de Venoix au Bd Aristide Briand avec pose d’un pont sur l’Odon a été réalisé du 16 août au 3 septembre par le 2nd Battaillon RCE avec la 2nd Road Construction Company, RCE , sous les ordres du Lt-col W.A. Capelle, source ce livre lire ici.

Source page 63 de : ils (les Alliés) construisent le fameux « By pass » de l'Hippodrome à Venoix, qu'ils prolongent à travers champs jusqu'à la route de Bayeux à La Maladrerie . En même temps, sur la rive droite, ils élargissent considérablement le chemin de Fleury reliant la route d'Harcourt au passage à niveau de la rue de l'Arquette. A cet endroit ils jettent deux ponts sur l'Orne. La route de Bayeux se trouve ainsi reliée directement à la route d'Harcourt.

Source page 208 de : Avec les déblais, les « Royal Canadian Engineers » construisirent, en un temps record, à travers la Prairie, depuis le cours Aristide-Briand, derrière les tribunes du Champ de courses, jusqu'à l'entrée de Venoix, à l'extrémité de la rue Caponière, le fameux « by pass », qui fut baptisé par les Canadiens « Boulevard de Clarck-Capelle », dont le tracé quelque peu modifié par la suite, devint le boulevard Yves-Guillou. Cette nouvelle grande voie de communication, fut un peu plus tard, prolongée jusqu'au passage à niveau de la rue de Bayeux, en passant devant le Stade de Venoix. Cette partie-là, « rendue à la vie civile » prit alors le nom de Boulevard Détolle. Sur la rive droite de l'Orne, les Alliés élargirent considérablement le Chemin de Fleury, entre la route d'Harcourt et la rue de l'Arquette. A l'extrémité de cette dernière rue, deux ponts « Bailey » furent jetés sur l'Orne. Par une autre voie, créée sur l'emplacement de l'actuel boulevard des Baladas, les routes de Bayeux et de Bretagne furent ainsi reliées directement à la route d'Harcourt, évitant ainsi à la plus grosse partie du trafic routier militaire, de passer par le Centre-Ville.

Source page 67 de :  En juillet 1944, les Alliés établirent, pour le passage direct de leur matériel de guerre, une route en bordure de la Prairie. Partant du passage à niveau de la rue de Bayeux, par le chemin de la Maladrerie à Venoix, cette rocade traversait la route de Granville, descendait le coteau et aboutissait au Boulevard  Aristide Briand en passant entre la propriété de Monsieur Gaston Lamy et les écuries de l'hippodrome.

Dans l'espace marécageux, les camions, pendant des mois, déversèrent les décombres de Caen. Le remblaiement terminé, l'Avenue Albert Sorel fut prolongée jusqu'à la rocade des « Alliés ». C'est sur ce remblai que fut construite l'actuelle piscine.
La rocade, au parcours quelque peu remanié, fut intégrée en 1950 à la RN 13 et devint le Boulevard Yves Guillou.

Le tracé du by-pass, vue aérienne IGN de 1947, voir ici l'accès aux ponts Bailey de la Cavée.

- En février 1949 : décision de conservation du by-pass de la Prairie ("la route aux Anglais")

Sur ce parcellaire de 1946 la liaison entre le by-pass et le Bd Aristide Briand.

Vue de la tour de l'église Saint Jean, en arrière-plan (en blanc) le by-pass.

Du 23 juillet au 26 août reconstruction du viaduc ferroviaire sur l'Orne en amont du Grand Cours par The 5th Railway Construction and Maintenance Group RE avec la 926th Bridging Company RE.

Six photos collection Philippe Bauduin, avec son aimable autorisation.

LOCALISATION 49°10'11.63"N 0°22'00.28"W

Du 19 au 28 août construction du Tickell bridge par le 2nd Battaillon RCE dans ce livre .

Descriptif du Tickell bridge dans le livre ci-desssus.

Construction dans le cadre du by-pass de la Prairie (voir ci-dessus) un "heavy duty Bailey bridge over the Orne" sans localisation. Heureusement des photos prises début janvier 2013 nous apportent des informations intéressantes. Rive gauche de l'Orne à l'aval immédiat de la passerelle deux vestiges de piles de pont avec l'inscription suivante:

ROYAL CANADIAN
ENGINEERS
386
COMMENCED 19 AUG 44
COMPLETED 27 AUG 44
C Coy

AGRANDISSEMENT

386 est le code number du 2nd Battalion, RCE nous savons donc que la compagnie C de ce Bn a construit ce pont. Le 2nd Battalion, RCE était sur la base de Carpiquet, depuis le 1 août 1944,  attaché au 21st Army Group selon son tactical sign sur cette pancarte.

Montage:- en haut à gauche: les piles de pont- en haut à droite nom d'un sapper canadien:C30344 M.R. CHABMAN, RCE OTTAWA- en bas à gauche nom d'un sapper canadien K50640 I KWIOZAK RCE 28 ou 29/8 44 - en bas à droite nom d'un sapper canadien HI 19221 EE KANCAS.

3 sappers du RCE ont gravé leur nom dans le ciment frais (on peut les lire 69 ans après !). LOCALISATION: 49°10'17.02"N 0°21'51.46"W

Le Tickell bridge en 1949, le pont de la Cavée pour les Caennais, le photgraphe est sur la rive droite on devine la Prairie à droite au-dessus de la passerelle piétonnière. Source.

Le démontage du Tickell bridge en 1965-1966, après la construction du viaduc de la Cavée et de la passerelle actuelle juste en amont. AGRANDISSEMENT.

 

IV- Question sans réponse

Présentation d'une photo que j'ai eu beaucoup de mal à comprendre:

Le photographe se tient dans les étages de la maison qui fait l'angle entre le quai Amiral Hamelin et la rue de la Gare, à l'extrême droite de cette photo. Voir le repérage. En arrière-plan les ruines du Moulin de Calix. La légende d'origine est erronée il s'agit du Churchill Bridge voir les tabliers du pont de la Mutualité sabotés par les Allemands le matin du 9 juillet. Photo prise début août, la 1ère Division blindée polonaise débarque le 1 août à Arromanches se regroupe au sud de Bayeux, est rattachée au II Cdn Corps le 7 août et participe à Operation Totalize à partir du 8. Ce qui pose problème, c'est la pancarte à gauche de la photo à cet endroit c'est le Winston Bridge !

 

 

 

 

 

 

Regarder ce montage effectué avec la photo ci-dessus et celle-ci.

Les pancartes sont différentes mais elles semblent être à la même place! le long du  même poteau en béton armé.

Explication: elles ont été déplacées, c'est la Churchill Bridge qui n'est pas à sa place.

Conséquence de la modification du Winston bridge ?

je ne sais pas !

Mais j'en veux pour preuve les deux photos ci-dessous: c'est le même pont avec deux pancartes différentes Winston et Churchill, alors qu'il s'agit du Winston dans les deux cas, voir mes explications ci-dessous:

 

 

   

A gauche: capture écran de ce film qui montre le Churchill Bridge simple, le photographe est rive gauche. Regardez le bâtiment en arrière-plan à gauche ce sont les abattoirs, hors le Churchill est dans l'axe des abattoirs.

A droite: source. Le Winston bridge, le 24 juillet, le photographe est rive droite, en arrière-plan à gauche le garage Citroën et à droite l'église Saint Jean.  AGRANDISSEMENT

 

Liberté de Normandie du 28 août 1944.

 

V- Après août 1944.

Cette photo fait la couverture de ce livre. Le photographe est dans la tour de l'église Saint-Jean, à droite la rue du 11 novembre; en haut à droite Saint-Michel de Vaucelles en bout de la rue Saint-Jean le Monty's bridge (un double Bailey)

Source: carte postale R. Delasalle. La même vue de meilleure qualité, à droite le Monty's Bridge, à gauche le Churchill Bridge entre les deux les ruines du garage Citroën en arrière plan les casernes du quartier Claude Decaen.

Deux photos, date inconnue, mais après le déblaiement des rues, le Winston bridge:

                                                                        AGRANDISSEMENT                                                               AGRANDISSEMENT

Le photographe est rive droite, photo à gauche vue amont, photo à droite vue aval avec l'église Saint Jean.

 

Photo aérienne IGN fin 1944 la passerelle pour alimenter en eau la gare est démontée.

En mars 1945, parait dans "Liberté de Normandie" un article intitulé: L'accès au port de Caen est réglementé: entrée par le Layr Bridge et sortie par le Reynolds Bridge, réservés aux personnes et véhicules autorisés.

Photo IGN août 1947. Le Bailey Layr bridge ainsi que le Bunch bridge (plus en aval à Mondeville) ont été construits par les Anglais pour exploiter le port de Caen.

Présentation de photos prises après la guerre:

1945

Collection Max Denormandie. Photo aérienne du 27 mai 1945, le Bailey routier Bunch bridge sur l'Orne avec ses voies d'accès sur la commune de Mondeville, le Layr bridge est en amont à gauche de la photo.

Photo IGN août 1947. Le Bunch bridge est démonté

Le 27 août 1946

 Photo aérienne IGN du 27 août 1946 deux ponts Bailey (références 1 et 2) un donnant à l'extrémité de la venelle de l'Orne et l'autre sur la côte de la Cavée (chemin des Coteaux).

 Le pont 1 est le Tickell Bridge construit du 19 au 27 août 1944 par la C Coy du 2nd Battalion RCE  et démonté en 1965-1966 pour être remplacé par le viaduc de la Cavée; voir le marquage sur une pile de la rive gauche. Et le 2 est le Barrett bridge construit par la 11th Field Coy, RCE en aval du Tickell, voir les vestiges des piles.

 

Photo IGN. Avant août 1947

Le 9 août 1947

Photo "IGN 9 août 1947" le tablier du pont 2 le Barrett bridge a été démonté.

Collection André Grand. Photo prise rive droite. Le double double BARRETT de la Cavée, démontage à l'automne 1946 par l'équipe des ponts Bailey des Ponts et Chaussées.

Source. Le pont 1, en 1949  avant son démontage en 1965-1966, il s'agit d'un Triple-Triple TT avec une passerelle latérale pour piétons de chaque côté. Sortie du pont vue depuis la berge de la rive droite, on aperçoit la Prairie sur la droite de la photo. Les cyclistes et le piéton (des étudiants selon la légende canadienne !) reviennent donc du Centre Ville et viennent de traverser la Prairie.

Photo collection André Grand.  Le Tickell bridge, triple triple de 84 t avec contreventement supérieur, rive gauche en amont  le 31 mars 1957 .

Le 27 août 1946

"Photo Archives municipales de Caen" le 27 août 1946, par rapport aux photos de juillet et août 1944 on observe: de gauche à droite (de l'amont à l'aval) le Monty's bridge, une passerelle qui supporte la conduite d'eau de Moulines, le Winston bridge, une nouvelle passerelle et le Churchill bridge passé à deux voies de circulation.

Comparaison avec la situation en 1947

Photo du bas IGN 9 août 1947, le Winston bridge a été démonté

Source. Pas de date. Deux passerelles (le piéton est rive gauche), à droite le gazomètre le long de la gare de marchandise; localisation entre le Reynolds et le Churchill qui sont hors cadre; la passerelle en arrière-plan est un pont d'Arromanches ou ponton Whales.

 

"Photo Archives municipales de Caen" le 27 août 1946 le Reynolds bridge  et l'écluse du Bassin Saint Pierre.

Le barrage sur l'Orne

Avant, saboté par les Allemands et en reconstruction le 27 août 1946

"Photo Archives municipales de Caen" le 27 août 1946 travaux sur le barrage, il sera remis en service en 1947.

Vue aérienne IGN 9 août 1947

A = pont de Calix; B = Shields bridge; C = Reynolds bridge; D = Churchill bridge plus une passerelle; E = Monty's bridge; F = passerelle; G = barrage; H = pont routier Bailey Layr bridge.

en 1949

En haut le Reynolds bridge, puis les mêmes ponts que la photo de 1947 ci-dessus.

Monty's bridge en 1949, le photographe est rive gauche, reconstruction de la rue de Vaucelles, de nos jours.

Source. Sur cette vue aérienne une passerelle provisoire (référence F ci-dessus) à la place de la passerelle de l'Arquette avant la construction du pont Bir Hakeim

 

"Collection Maurice Houdan" non datée construction du pont de Bir-Hakeim

en 1951

"Photos Ouest-France" Travaux quai de Juillet au niveau du futur Pont Churchill ; photo de gauche: à l'arrière plan, le pont Bailey Monty's bridge, à droite le garage Citroën.

en 1952

La construction des tours Marine est terminée, l'avenue du 6 juin tracée, à gauche la rue Saint Jean avec son nouveau tracé en amont du Monty's bridge; le pont Winston Churchill est en construction en aval une passerelle et le Churchill bridge toujours en service.

Source. Compte tenu de la date de la photo précédente (septembre 1952) en 1953, 1954 le Monty's bridge et la passerelle en aval qui supporte la conduite d'eau de Moulines,  sont vus de la rive droite.

Source. Le pont de Vaucelles est en construction.

Photo IGN en 1953. Le pont de Vaucelles est en construction.

'Photo Maurice Houdan" Construction du pont de Vaucelles.

Source. Pont de Vaucelles terminé

 

Source. Le pont de Vaucelles à gauche côté rive gauche rue Saint Jean, à droite côté rive droite rue de Vaucelles

en 1956

"Cliché R.J.Paté, collection Cazin, 3 décembre 1956" les Bailey sont démontés et les ponts de Vaucelles et Winston Churchill sont en service.

en 1962

"Photos Ouest-France" La mise en place du tablier du pont Vendeuvre. A gauche: devant les immeubles de la Place d'Armes; à droite: devant les docks Fouquet, sur la rive droite.

en 1963

De gauche à droite: le pont de Bir-Hakeim, le pont de Vaucelles et le pont Winston Churchill.

Source. Le pont Vendeuvre inauguré le  11 juillet 1964 

 

Dans ce tableau un résumé de la situation avant, pendant la bataille et après la reconstruction.

 

 

 - Caen pendant la Bataille d’André Gosset et Paul Lecomte, Ozanne et Cie-1946
- Juno Beach les Canadiens dans la bataille de Guy Chrétien

- Bataille de Caen 6 juin au 15 août 1944 de Jean-Pierre Benamou, Editions Heimdal-1988

- Renaissance d'une ville, la reconstruction de Caen 1944-1963, Editions Delpha -1994

-Les ponts Bailey de Philippe Bauduin, Editions Bertout-2002

-Le Calvados en images 1944 de Jeanne Grall, Sodim, 1977

-Caen 1940-1944, la guerre, l'occupation, la libération de Claude Quétel, Editions Ouest-France Mémorial de Caen, 1994

-La bataille de Caen d'Alexander McKee, Presses de la Cité, 1965

-De la guerre à la liberté, Hors série, Juin 2004, Liberté, Le Bonhomme Libre.

-Le site officiel de la ville de Caen.

 

Remerciements 

- Aux Archives Municipales de Caen d'avoir permis à François Robinard d'effectuer les reproductions des photos aériennes de 1946 pour le Ministère de la Reconstruction et de l'Urbanisme (M.R.U.)

- Aux Editions du Petit Chemin pour l’utilisation des photos de: Caen pendant la bataille (réédition de 2004)

- A Jean -Pierre Benamou pour l'utilisation de photos de sa  collection.

- A Philippe Bauduin pour l'utilisation de photos de sa collection, ses informations et ses conseils.

- A François Robinard pour l'utilisation de sa collection de cartes postales, ses informations, ses photos et  ses conseils.

- A Joris Meersman pour le war diary de la 11th Field Coy, RCE.

- Au Lieutenant (retired) Barry N. Miller, CD, Royal Canadian Engineers.

- A Claude Demeester pour la relecture, ses repérages et ses conseils.

- A André Grand † pour ses photos et sa connaissance des ponts Bailey à Caen

- A Bernard Paich pour la découverte de photos Life magazine.

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