RESISTANCE
Source: Collection André Heintz
Pierre ROBINET (né en 1924)
Né le 22 septembre 1924 à Charleville, Pierre Robinet est étudiant en droit à l'Université de Caen pendant l'Occupation. Très vite, il fait montre de sentiments antiallemands, prenant part aux manifestations et déchirant les affiches de propagande allemande.
Au printemps 1942, il rejoint
l'OCM avec
André Heintz
et se consacre au renseignement, surveillant en particulier l'état-major
de la 716e division d'infanterie allemande, à côté duquel il habite.
Bientôt, il apporte son aide à un grand nombre de jeunes pour échapper au STO, en particulier en milieu étudiant. en fournissant des papiers et en cherchant des planques.
A partir de novembre 1943, il participe à la distribution du journal clandestin Témoignage Chrétien et de divers autres revues et tracts.
A la suite d'arrestations en
décembre 1943. il est jugé plus prudent de disperser le groupe mais Pierre
Robinet
est de ceux qui se rallient à
Libération-Nord avec le groupe
dit de Saint-Jo, dirigé par
Alexis Lelièvre
et André Heintz
. Il y poursuit son activité de renseignement,
notamment concernant les
V1 et
V2, avec
celles des Ancrets en particulier.(Note
de MLQ: certainement Aucrais,
dans
les galeries de
la carrière des Aucrais à Haut-Mesnil, commune de Cauvicourt; les
Allemands ont stocké du matériel, et une maquette de V2 à l'échelle 1 avec un
chariot de transport du missile).
Les renseignements sont alors acheminés par
Cohors-Asturies, et non
plus par Centurie, réseau de renseignement de
l'OCM. Après l'arrestation d'Alexis Lelièvre
en avril 1944, le groupe est
dissous mais se reforme au sein de l'OCM. Pierre Robinet
aide alors à préparer
une réserve de forces appelée OCM jeunes, sous les ordres de
Jacques Berjot
alias "Courtois" et Robert
Kaskoreff
, prête à intervenir au moment de la Libération.
Pendant la bataille de Caen,
faisant partie des
Equipes d'urgence
de la Croix-Rouge, il se dépense sans
compter pour sauver les blessés et ravitailler les sinistrés. Il participe aussi
à des missions de renseignement à travers les lignes allemandes.
Sources:
Archives d'André Heintz
André Heintz et Cédric Neveu.